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11 janvier 2011 2 11 /01 /janvier /2011 14:17

Celui du Vieux de la Montagne au plus fidèle lieutenant de ses fanatiques :

"Rien n'est vrai, tout est permis"

 

Guy Debord, in girum imus nocte et consumimur  igni, 1978

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10 janvier 2011 1 10 /01 /janvier /2011 17:49

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Autant de commandements à l'ère du social network mondialisé pour EXISTER.

 

Ni frontière, ni délais.

Diffuser l'information, twitter un copié/collé et géolocaliser l'ami épié.

 

OK. So what ?

 

Egoïste, égoïste de choisir de ne pas exister à l'écran.

D'appuyer sur pause.

De ne pas vouloir se raconter à la face du monde.

De refuser cette temporalité sans cesse actualisée.

Parfois.

 

Et préférer la rencontre.

Le temps d'un déjeuner.

Ne pas se cacher. Mais ne pas s'exposer.

Garder secret.

Rien de méchant, non.  

Mais de toute façon, rien qui n'intéresse personne quand cela est publié pour une seconde et puis oublié.

Juste sentir que nous ne sommes pas vides, que nous pouvons créer et contenir du contenu.

 

On est CONTENT.

En 2011, ça compte.

 

 

 

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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 16:47

Quelques jours après la fin d'un cycle orgiaque, autour de tablées familiales, où manger représente un acte social de rassemblement alors même que le dernier repas n'est pas encore digéré et que l'on fait la fine bouche lorsque l'on nous propose pour la énième fois des huîtres et du foie gras, rien de tel, en guise de bouillon aux vertus purificatrices, qu'un film qui en a.

 

Il est de ces film qu'on sait ne pas pouvoir supporter sur grand écran, parce que la beauté de la photographie rend plus insoutenable encore la violence du propos.

 

Il est de ces films alors dont on garde le titre en mémoire, un titre devenu indélébile, qui nous colle aux tripes et que l'on guette dans les rayons de la distribution spécialisée ou chez les amis cinéphiles afin de le voir, sous conditions et à travers des mains fébriles en guise de protection quand l'image devient insupportable de vérité.

 

Il est de ces films que l'on évite le dimanche matin parce que dévastateur mais incroyablement salvateur aussi.

 

Hunger pour ne pas le nommer est ce film auquel un soir, sans savoir pourquoi, alors que ce n'est pas le moment, que la vaisselle sèche au bord de l'évier, on a besoin de se confronter.

 

Une oeuvre, premier long métrage de Steve McQueen, qui au-delà de la performance de Michael Fassbender, au-delà de l'esthétique christique des corps décharnés et de l'économie du verbe (magnifique scène entre Bobby Sands et un prêtre), donne à voir des hommes qui pour exister en tant que tels, n'ont pas eu peur de jouer ce qui leur restait d'humanité.

 

A la vie, à la mort.

 

 

 

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3 janvier 2011 1 03 /01 /janvier /2011 19:29

Ne pas céder à la pression...

 

tumblr_lbkg7yNR551qbxxtso1_500.jpg

...ou comment commencer une révolution.

 

Easy ?

We will see.

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27 décembre 2010 1 27 /12 /décembre /2010 12:13

"T'occupes pas de la marque du vélo, pédale !"

Thibault, dans la montée

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24 décembre 2010 5 24 /12 /décembre /2010 10:45

Christmas time.

Back to the future.

In nineties, when you were a little girl...

 

Entre le retour à l'enfance et une station provisoire dans l'appartement familial pour célébrer l'arrivée du divine enfant.

Des madeleines de Proust qui débordent des placards et qui rappellent le temps perdu.

Non sans une pointe de nostalgie.

Non sans un goût d'étrangeté, un sentiment que ce n'est jamais arrivé, que ça a été imaginé.

Comme un film d'Honoré.

 

Délimiter un territoire personnel inconsciemment dans cette cellule où je ne suis pas toute à fait une adulte.

Accepter ce rôle, l'autorité parentale et revenir aux fondamentaux, entourée des miens, little bro qui me dépassent de plusieurs têtes.

 

Back to the roots.

Celles auxquelles je suis attachée malgré moi.

Celles que je découvre chaque jour plus intenses, plus indispensables, plus complexes, plus variées.

Celles insoupçonnées qui surgissent sans prévenir.

 

Des racines qui ne sont pas coulées dans du béton.

Des racines qui traversent les sols pour parcourir les terres.

Des racines qui ne cessent de croître, aussi solides qu'insolentes.

 

Des racines qui me lient et me délivrent.

Une conquête de l'Est.

Infinie...

 

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21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 18:03

Exit throw the gift shop de Bansky.

L'art et la manière de dépeindre les mécanismes d'un marché de l'art en mal de sensations fortes, se métamorphosant en divertissement pour adultes consentants et vampirisant une liberté chèrement acquise des street artistes. Ceux-là mêmes qui jouent le jeu - comment pourraient-ils faire autrement - défiant les règles de l'art aussi, dans une partie de poker.

 

Faites le mur, qui in french édulcore la dimension mercantile devenue systématique des lieux d'art, obligeant dans leur scénographie les amateurs à regarder les oeuvres qu'il étaient venus découvrir, comme de vulgaires objets déclinables et transformables en goodies postmodernes, prend pour point de départ, l'envie de laisser une trace d'un courant artistique aux limites du vandalisme pour certains et qui pour d'autres, représente une étape fondamentale de l'art contemporain.

 

Alors qu'il démarre comme un documentaire (classique), le film se transforme insinueusement, avec malice, intelligence et impertinence, en véritable manifeste pour la création libre, révélant les perversités d'un milieu aussi génial que dangereux dont nous sommes les premiers complices voire les acteurs.

 

Banksy sans jamais tomber dans le jugement et la leçon de morale, fait un état des lieux à travers l'histoire (vraie ?) de Thierry Guetta devenu Mr Brainwash.

Création du maître tel Frankenstein ou ami de l'artiste passé du côté obscur - it doesn't matter - Thierry Guetta incarne-t-il l'avenir (fini ?) d'un marché qui tourne en boucle, au risque d'imploser ?

 

By the way, Banksy, avec cette Master Piece démontre qu'il est un génie maîtrisant le fond et la forme.

 

Jubilatoire.

 

banksy_studio_wide.jpg

Actuellement au cinéma.

 

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20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 13:24

Le départ est donné.

Réaliser que l'on ne pourra plus faire marche arrière.

Faire confiance à ce qui n'est pas encore écrit.

Douter de sa capacité à rebondir.

Prendre des forces.

Et de l'aplomb.

Laisser ce sentiment de liberté nous envahir.

Ne pas succomber à la facilité.

Ni se brusquer.

Défier la peur qui rode.

Gravir les marches une par une.

Définir les étapes à franchir.

Etre méthodique, précis.

Prendre son temps, surtout s'il nous presse le pas.

Garder le rythme.

 

Rien ne sert de courir...

Il faut partir à temps.

 

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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 16:32

Deux écoles, deux styles, deux histoires...pour une même solitude.

Avant et après l'inéluctable, l'irréversible.

Lorsqu'il est insupportable de continuer à vivre.

Lorsque tout ramène à la perte irremplaçable.

 

Entre l'esthétisante première fois réussie du maître Ford

et un nouvel opus, trop rare, de l'exception du cinéma français, Noé.

 

A première vue, ça n'a rien à voir.

L'un porte une attention méticuleuse aux détails quand l'autre est plongé dans l'hystérie sous X.

Si d'un côté, il n'y a pas un pli, que ça sent bon l'amidon, de l'autre, ça transpire la fracasse.

Tons neutres et peau hâlée versus fluo kids en carence de vitamine B.

 

Aux antipodes.

Encore que.

Tout les sépare et pourtant c'est soirée THEMA :

Même utilisation du flashback nostalgique (peut-il en être autrement) ;

Même question existentielle (for ever the same one) ;

Même attraction pour les corps et les paradis...

Mêmes défauts d'en vouloir faire trop.

 

L'un aurait pu être ENTER THE VOID.

Et l'autre A SINGLE MAN.

 

Coup double.

Coups de maîtres. 

  

a_single_man_2.jpg

 

enter_the_void_b.jpg

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10 décembre 2010 5 10 /12 /décembre /2010 14:25

Au petit con qui a 17 ans.

Au petit con qui est rongé par la trouille.

Au petit con qui ne comprend pas qu'il n'a rien à perdre. Que dans dix ans, ce sera d'autant plus périlleux.

Au petit con qui se complique la vie.

Au petit con qui n'écoute rien.

Au petit con qui pense que nous sommes tous des cons.

Au petit con qui refuse de se confronter à la réalité.

Au petit con qui tremble à l'idée d'être jugé. A l'idée de se planter.

Au petit con qui attend un miracle.

Au petit con qui ne veut pas se faire mal.

 

Wake up little bastard !

 

Personne ne pourra rien pour toi.

Si tu ne le décides pas et si tu n'acceptes pas le risque.

Le risque ce n'est rien d'autre que ce qui rend le truc plus kiffant.

Ce n'est rien d'autre que ce qui donne de la valeur à l'action, la décision.

 

Au petit con trop orgueilleux pour ne pas refaire les mêmes conneries que nous.

Au petit con que je voudrais gifler.

 

Au petit con qui sait que je l'aime.

 

(Ce qui n'empêchera pas de m'avoir sur le dos).

 

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  • : Vodka Lemoni
  • : Pas de justification. Pas de démonstration. Que des tripes avec du style et quelque élégance. Eviter de tomber dans le piège de l'egotrip "Miroir mon beau miroir". Sortir de l'éternelle fatalité "Vous êtes de ceux qui mettent leur orgueil dans ce qu'ils ne font pas" hein Simone. Et pour rendre à Patrick ce qui est à Patrick : "Il vaut mieux vivre avec des remords qu'avec des regrets" So, que la fête commence !
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