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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 20:03

"Le temps passe, je n'ai pas l'impression de me rapprocher de la fin.

On dirait même que ça vient de commencer."

 

Excipit de Michaël Jackson de Pierric Bailly, POL

 

Alors que Proust nous provoquait, genre couche-tôt dès les premières lignes, 

Bailly, lui, nous promet que ce n'est que le début même quand c'est écrit, que c'est fini.

Et on a qu'une envie, d'y croire.

 

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 21:12

Avec les mains.

Avec la tête, les pieds.

Je lutte contre les éléments.

Le vent dans mes cheveux. Ceux-là même qui s'emprisonnent et collent à mes lèvres soulignées, protégées au Labello.

A contre-courant.

Dans les yeux défile le compte-à-rebours.

Les secondes s'égrainent.

 

Je ne peux plus rien arrêter.

La machine s'est emballée.

Faire marche arrière, même pas en rêve.

Je faisais la leçon au petit con, l'hiver dernier.

Aujourd'hui, je flippe grave, comme diraient ceux nés dans les Nineties.

 

La peur de s'envoler. De décoller et de ne jamais retoucher terre.

La peur de s'éclater...

Au sol, clouée.

Je pèse une tonne.

Je roule ma bosse, sème des cailloux sur le gravier.

 

Le trac qui gagne du terrain et une partie de l'estomac.

Manger bio pour sauver ma peau.

 

Les cernes s'accentuent. La Crème Fraîche de Beauté ne fait pas de miracle.

Je me déguise quand je vois du monde. C'était Mardi Gras, j'avais le droit.

Aujourd'hui, je retourne à mon Levi's élimé. C'est moins marrant.

C'est grave ?

J'évite une machine mais mets les pieds dans le plat.

Le résultat est accablant.

 

Cause /// Conséquence.

 

Je l'ai éclaboussé de mes faiblesses.

Blessé dans sa chair.

 

Conne, j'ai été.

Il a eu raison.

Je ne méritais pas autre chose.

Aucune circonstance atténuante.

 

Double peine.

Et de libération conditionnelle, que dalle.

Je n'ai qu'à attendre la fin du décompte.

 

Ca m'apprendra.

 

 

 

 

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8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 12:00

Sur le périphérique, au pas, coincés.

Sur les ondes, le Mouv et Jackie Berroyer, décalé, gai-luron, nous fait la promotion de la soirée à venir dans le Lieu qui vient d'ouvrir. Tout Paris est réuni pour célébrer ce qui doit devenir le temple de ce qui est branché.

Ouvert à tous sur le papier, la Gaîté Lyrique est réservée aux happy few connectés.

Toujours les mêmes qui ont le droit d'entrer.

 

Par quelque audace et rien à perdre, on tente l'aventure et la chance est là pour nous sourire.

On récupère le fameux sésame et arme notre poignée.

 

On fait le tour du propriétaire.

Des néons, de la fumée comme on aime mais à vrai dire, on veut faire la fête.

A l'étage supérieur, le bar est blindé en mode fine bouche devant les premiers DJ à sauter dans le bain.

Ca sent le déo. Rien ne dépasse. C'est propre.

Pas de risque de se salir.

On attend la suite.

 Danger est annoncé à l'heure où tous les chats sont gris et le carosse se transforme en citrouille.

Attention.

 

Il arrive masqué et comme pour imposer une présence déjà électrique, il n'y va pas de main morte, utilise mode "full screen" version "Predator".

En quelques secondes, l'atmosphère change.

Les minets blonds se font sortir manu militari par le personnel de sécurité, la foule commence à perdre l'équilibre, les corps s'entrechoquent.

Eclaboussures de bière et perles de sueur, la fosse est à fond, rien ne peut l'arrêter.

Les yeux rivés sur l'écran, le show est complet.

Mission accomplie.

C'est partie pour la nuit.

 

On en décide pour nous autrement.

Danger éminent.

On veut limiter les dégats.

En un éclair, tout s'arrête.

Le souffle retombe.

Danger s'éloigne.

Le calme revient.

 

Pas de réclamation. Ce tour de chauffe a fait le job.

On espère que ce n'est que le début pourtant.

Avant de sortir, on se rhabille et on pense à cette phrase entendue derrière la porte : "Le sentiment de frustration fait partie intégrante de cette prestation, ce qui la rend d'autant plus forte, non ?".

 

Pas faux.

 

Mise en Danger réussie.

 

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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 15:32

Elle me troublait, me transperçait.

Sa beauté cachée.

Sa sensibilité comme une armure.

Sa voix sans minaudage.

A l'opposé d'une séduction codée, normée, des créatures blondes édulcorées.

 

Alors que l'on souffle les bougies d'un gâteau rassis que Gainsbourg se serait bien gardé de découper,

elle me manque déjà.

Elle ne jouait pas ou quitte ou double.

Et dans ces films de la nouvelle vague à nouveau en vogue, elle est plus vibrante que jamais.

 

Une actrice pas poseuse.

Une amoureuse à qui on voudrait ressembler même malheureuse.

 

Dans Un homme qui me plaît de Claude lelouch, elle s'enfuit vivre l'aventure avec le premier inconnu.

Annie Girardot dans une décapotable.

Un french roadtrip dans les décors de cinéma américain.

Sans lendemain. Elle pensait.

Pour de vrai, elle y a cru.

 

Jusqu'à la dernière larme.

 

 

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28 février 2011 1 28 /02 /février /2011 18:25

a trier 948

 

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28 février 2011 1 28 /02 /février /2011 13:45

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22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 19:21

Découper le pain quotidien, ranger la vaisselle encore mouillée.

Faire l'inventaire des placards.

 

Suivre la recette à la lettre.

Classer les feuilles volantes.

Lire la bibliothèque.

Arrêter les enfantillages.

 

Rappeler les amis perdus.

Faire des plans sur la comète.

Rempoter le sapin de Noël offert le jour j.

Se mettre au vert et lui donner toutes ses chances.

 

Calculer notre rentabilité journalière.

Organiser les envies.

S'autoriser une sortie.

Au lav'club où y a jamais personne.

 

Apporter la preuve de notre productivité.

"ça sent bon le linge propre"

Je me répète.

Et le doute d'un caprice vient tout gâcher. Personne ne m'a forcée.

 

Ralentir les courses.

Chasser les démons et les offres du marché.

Répondre, même aux appels masqués.

Y croire, même au miracle.

 

Aujourd'hui c'est quitte ou double.

L'avenir me le dira.

Pendant ce temps,

il paraît que j'avance.

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20 février 2011 7 20 /02 /février /2011 23:39
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17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 15:19

Tout est bloqué, ligne 2 station Porte de Douai.

Métro à l'arrêt.

"Une rame toutes les 3 minutes"

Même pas vrai.

 

L'objectif à atteindre est ridicule.

Il est précieux.

Provoquer l'accident.

Prendre une décision.

Même pas peur.

 

Plus le choix.

Il faut attraper ce train.

Le décompte est en marche. 15 minutes chrono.

A côté, 24 heures est une promenade de santé.

C'est la vérité.

 

Taxi absent et service public en fuite - j'étais certaine que ces flics auraient pitié de moi et que puisque c'est une urgence, j'aurais droit au girophare.

Je cours toujours.

 

Délit de faciès.

Je l'ai choisi avec les moyens du bord et la panique.

Il a regardé l'horloge de sa voiture et m'a ouvert la porte côté passager, la place du mort.

 

Entre deux feux rouges, je guette les signes d'un éventuellement dérèglement dans l'Espace noire au rétroviseur droit dans lequel je ne vois pas mon reflet.

Je cherche quelques détails pour me rassurer.

France Info.

Je décide que c'est un bon signe.

Arbitrairement, j'en ai conscience.

 

Tu parles.

Je ne dis rien. Lui non plus. Je compte jusqu'à trois dans ma tête.

La voiture redémarre.

Je déchiffre les indications sur les panneaux, vérifie que c'est la bonne direction.

Je n'en sais rien.

Je veux ce train.

Je veux ce rendez-vous accordé et programmé l'heure qui suit mon arrivée.

 

Suspense.

Ralentissement. Obstacles à éviter.

Je me consume.

 

Il me dépose enfin.

"Je ne sais pas comment vous remercier" - t'es folle de dire ça.

Il me sourit et m'indique la voie à prendre.

Il a gardé ses vitres teintées sur le nez.

A Lille. En plein mois de février...

Je ne sais pas quoi en penser.

 

Je n'ai pas le temps.

Une minute pour trouver le quai et monter dans ce TGV.

 

Assise place 22 wagon 8, essoufflée, les jambes coupées, je suis grisée.

Je voudrais le prévenir, lui dire que c'est grâce à lui.

Que sans lui, j'aurais été foutue.

 

A ce parfait inconnu.

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14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 23:12

...ou erreur fatale ?

 

A choisir, pour ne pas avoir en bouche ce goût de "déjà vu", je dirais que c'est un pur hasard, une coïncidence et que rien de tout cela est douloureux.

 

Je jure.

 

Je jure mais entre nous, il y a forcément moins maso que de revoir "Post-coït animal triste" de Brigitte Roüan un quatorze février, seule alors que le potentiel futur père de vos potentiels futurs enfants est en "déplacement professionnel" à trois heures de vol de Paris et qu'il n'a pas donné signe de vie depuis environ six heures et trente-quatre minutes.

 

Non pas que je sois particulièrement sensible aux éphémérides.

A vrai dire, le quatorze février ne représente rien de plus que le jour qui succède le treize et celui qui précède le quinze - si tout va bien. Mais disons qu'entre les publicités Picard où même les toasts ont une forme idiote de coeur, les messages de détresse des amis célibataires sur Facebook à 23h et ceux dégoulinant de nièvrerie sur les panneaux électroniques de Paris qui défilent depuis la première heure (ces mêmes panneaux qui informent normalement du taux de pollution quotidien), ce film a fait comme l'effet d'une goutte d'eau dévastatrice de mon assurance tout terrain et de la quiétude d'une soirée de plénitude, profitant d'une solitude apprivoisée et jusqu'alors convoitée.

 

Je ne savais pas que j'étais à ce point sensible et que les épaulettes, les vestes croisées à boutons dorées, les pinces dans les cheveux et autres chaussures à bout carré, si nineties, me mettraient dans un tel état.

 

C'est pathétique.

 

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  • : Vodka Lemoni
  • : Pas de justification. Pas de démonstration. Que des tripes avec du style et quelque élégance. Eviter de tomber dans le piège de l'egotrip "Miroir mon beau miroir". Sortir de l'éternelle fatalité "Vous êtes de ceux qui mettent leur orgueil dans ce qu'ils ne font pas" hein Simone. Et pour rendre à Patrick ce qui est à Patrick : "Il vaut mieux vivre avec des remords qu'avec des regrets" So, que la fête commence !
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