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23 mai 2011 1 23 /05 /mai /2011 08:10

"Parler aux autres, c'est devenir semblable à eux, s'abdiquer, se diminuer, surtout lorsqu'on doit s'observer.

Et comme on sait mal profiter de la présence de ceux avec qui on pourrait parler d'âme à âme ;

le meilleur de soi-même n'ose pas s'exprimer ;

l'habitude d'être banal gâche malgré tout ce qui pourrait être si beau.

Tant de phrases chèrement préparées que je n'ai pas osé sortir,

et je savais pourtant qu'elles trouveraient un écho ;

tant d'autres qui viennent à l'esprit après, et qu'on s'irrite de n'avoir pas dites.

J'ai eu le courage une fois d'être ridicule ;

je ne comprends pas comment j'ai osé à certains moments ;

à d'autres cela me semble naturel.

Ce devrait être naturel.

De même il me semble parfois que c'est grotesque de se prendre ainsi au sérieux ;

mais tout est tellement sérieux, et tout ce qui me touche est si important, comme dit Rivière."

 

Simone de Beauvoir, Cahiers de Jeunesse 1926 - 1930

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15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 20:14

No comment...

 

Lui et elle.

Elle et lui.

Et l'arrogance d'y croire.

Encore.

Toujours.

A la vie.

 

 

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14 mai 2011 6 14 /05 /mai /2011 11:53

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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 18:51

Il est parti.

Cette nuit.

 

Entre mille autres vies.

Quand nous pensions à nos plans sur la comète.

Que des projets se profilaient, jamais parfaits.

A l'avenir.

Qu'ici, nous feuilletions les pages surexcités pour vérifier.

A l'instant où se signaient de nouvelles aventures - à durée indéterminée.

Que les étoiles nous accordaient la grâce de sauter le pas et d'envoyer tout balader.

 

 

Il est parti.

Et rien n'y fait.

Ne reste qu'à l'aimer sans en avoir l'air.

Et la protéger sans la bousculer.

 

Tout s'est accélèré.

A bout de souffle, toute la journée.

Se sentir dépassée.

Après rien. Juste continuer.

Et nous rappeler que rien ne doit nous arrêter.

Jamais.

 

 

 

 

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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 17:54

Un matin, sur le palier, je lui dis, avant de partir :

"Tu es le plus fort"

...

Lui me répond, l'air très assuré :

"C'est vrai que je suis plus fort que toi !"

 

Et ce n'est pas une blague.

 

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30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 17:23

Des poils, du sang, de la crème glacée et Melvil en version sous-titrée pour briser la glace.

Partager cette première fois avec une timidité presque incongrue et cette pudeur qui en dit long sur ce qui nous lie.

Un lustre déjà, une nuit pour nous apprivoiser.

Et le silence pour nous accompagner.

 

Pas d'action/vérité comme lors de notre puberté.

Ni de rivalité entre petites connes, les dents encore quadrillées.

Rien de ce qui faisait que nous nous en voulions de s'être faites griller à croire à ce qui y ressemblait.

 

Pourtant, on le garde pour soi.

On ne dit rien de ce sentiment d'être parmi elles, acceptée et comme protégée.

De peur de s'emballer, de se planter.

 

On laisse passer l'occasion.

Et si ce n'était pas le moment, et si c'était con ?

On s'interdit de leur dire à jamais ou alors peut-être une fois en fin de soirée.

On regrette Chipie et compagnie, pour y inscrire des promesses "à la vie à la mort" avant l'été, avant la Seconde B, avant d'oublier.

 

On partage ici d'autres frivolités qui, heure après heure, tissent des morceaux d'intimité.

 

Et on se fout alors des déclarations d'amitié.

Puisqu'on le sait.


Ca va sans dire.

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21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 11:06

De la vidéo, des projecteurs et de la fumée, what else ?

 

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Installation du Manala Club au KKO festival 2011

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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 16:18

Relève-toi.

Même si ça fait mal.

Ça passera.

Et lâche le morceau.

Desserre la mâchoire.

Il n’y a plus rien à mordre.

Ravale ta salive et arrête de pleurer.

Essuie ta bouche, tu baves.

Dis-toi que personne ne viendra t’aider.

C'est fini.

N’en fais pas tout un drame. La solitude, ça passe.

Ça arrive parfois.Tu es normale.

Comme nous.

Aussi mortelle. Aussi chiante et à claquer quand tu es dans cet état.

Regarde-moi.

Regarde-toi. T’en verras d’autres.

Crois-moi. Et pire aussi.

Tu vas pas mourir.

Tu veux pas prendre l’air ? Te changer les idées.

Parle-moi. Dis-moi un truc.

Même con.

Un truc qui veut rien dire.

Que je comprenne.

Pense à autre chose alors.

Je sais pas moi. Quelque chose pour faire du bien.

 

Et habille-toi.

Tu vas prendre froid.

 

 

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 16:07

A vivre...

 

Sans demande de traduction.

Sans recherche de la petite bête.

Sans y voir des sous-entendu partout.

 

Une fille facile pour la vie.

Sans peur des habitudes.

Sans prétexte pour se sentir vibrer.

Sans artifice, sans idéalisme mais avec quelques principes.

 

Une fille facile, pas compliquée à se préparer.

Une fille facile qui n'a rien à se mettre mais qu'un rien n'habille.

Une fille facile avec de la suite dans les idées.

Pas quiche mais qui met la main à la pâte.

 

Easy, easy...

Pas vraiment.

 

Remember homework for holidays...

 

 

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26 mars 2011 6 26 /03 /mars /2011 12:37

Proposition inattendue.

Ce n'était pas prévu.

De nouvelles têtes.

Bienvenue.

 

Se laisser porter et entrer dans la fête.

Défense baissée.

Ma garde de côté.

Rapprochée.

 

Des bulles et un parisien dans le ventre, j'attends de voir.

Un chapiteau qui tangue sous le poids des tours.

Alister est de la (première) partie.

En rythme.

L'air de ne pas y toucher.

Avec une certaine nonchalance qui cache mal le trac, il fait le job.

On minaude pour jouer mais on attend le plat de résistance.

 

De la consistance.

On piétine d'impatience.

Mouvement de foule.

Il apparaît.

 

Christophe qui ne trouvait pas ses bottes.

Il parle chiffons et on a déjà la chair de poule. 

De l'allure qui émane et envahit la salle en technicolor.

 

Il est d'ailleurs.

Il effleure les mots comme une caresse qui coule le long de l'échine.

En retenue.

C'est saturé, aérien.

Epidermique.

 

Il prend son rôle au sérieux.

Nous fait l'honneur de changer de veste à l'entracte.

Une bête de scène qui capte la lumière sous ses verres fumés.

La blondeur de sa chevelure et un escabeau rouge métalisé.

Aucun artifice.

 

Il est d'hier et nous accompagne jusqu'à demain.

Partage l'étincelle du secret le mieux gardé.

Nous donne envie de crever d'amour, tout en pudeur.

D'aimer en beauté.

 

Quand Alister joue au cynique paumé, Christophe préfère l'opération kamikaze à coeur ouvert.

Conflit de génération ?

La leçon du maître en la matière.

 

On en perd pas une miette.

On prend des notes.

Au risque de se perdre dans la nuit.

 

 

 

 

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Présentation

  • : Vodka Lemoni
  • : Pas de justification. Pas de démonstration. Que des tripes avec du style et quelque élégance. Eviter de tomber dans le piège de l'egotrip "Miroir mon beau miroir". Sortir de l'éternelle fatalité "Vous êtes de ceux qui mettent leur orgueil dans ce qu'ils ne font pas" hein Simone. Et pour rendre à Patrick ce qui est à Patrick : "Il vaut mieux vivre avec des remords qu'avec des regrets" So, que la fête commence !
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