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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 13:29

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...et faire baisser la pression.

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 16:30

L'horizon est tremblant.

Indistinct sous la matière vivante.

Sous une chape de plomb, il se dérobe.

Dans la couleur mouvante, le visiteur se perd alors.

Et plonge dans les profondeurs des bleus infinis

jusqu'au point de non retour où les particules élémentaires se laissent admirer.

 

Des toiles au mur comme des gardes du corps pour protéger de la paleur

et rendre compte d'un mystère à partager, celui du vide sans l'angoisse, de la lumière sans l'électricité,

de l'huile sans le feu, de la chaleur sans l'étouffement.

 

Pieter Vermeersch ou l'essence de la peinture.

Un architecte qui joue la fuite et nous transporte dans une nouvelle dimension chromatique,

comme une éternité à rejouer, comme une grâce à retrouver.

 

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Pieter Vermeersch

 

Exposition du 12 janvier au 23 février 2013

Galerie Emmanuel Perrotin, Paris

 

 

 

 

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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 15:03

On ne parle que de cela.

Et si elle n'existait pas ; et si c'était un homme ; et si c'était plusieurs femmes à la place.

Et si elle n'était pas si belle en réalité.

 

Qu'à cela ne tienne.

 

Au-delà de la véracité des faits, de ce qui s'est réellement passé, Zero Dark Thirty est un de ces films maîtrisant les codes du cinéma de guerre, sans tomber dans ses propres pièges ; il fait le job niveau grosse artillerie au Moyen-Orient et réunions au sommet en complet trois pièces tout en évitant l'incontournable scène larmoyante sous la douche dévoilant autant les failles du ou de la protagoniste que sa plastique, ou celle des plaisirs de la chaire, trop faible, sous l'effet de quelques vapeurs d'alcool, dans un moment d'abandon pour faire comprendre, si cela était nécessaire, que ce ne sont pas que des machines à tuer, au cas où nous l'aurions oublié.

 

Mais plus fort encore et c'est à souligner, le deuxième sexe n'est pas oublié et encore moins négligé ou remisé au rang de Mata Hari, de femme de soldat, sourire obligé, attendant sagement le retour de son héros, pariant sur sa chance de cocue, s'il en est.

 

Ici les femmes portent la culotte et mènent la barque sans fard, parfois même coiffées d'un foulard.

Elles assument les responsabilités, engagent les hostilités en évitant savamment de jouer avec leur arme de séduction, ce qui leur ferait perdre tout crédit aux yeux des escadrons à leurs commandes.

 

Kathryn Bigelow réussit sur un terrain miné à ne pas tomber ni dans le piège d'un patriotisme attendu ni dans celui d'une lecture partisane de l'histoire. 

 

Mais où elle excelle davantage - Serait-ce parce que c'est une femme ? Grâce à ce sixième sens légendaire ? - c'est dans la mise en valeur de ses personnages. Elle ne fait aucune différence, aucune discrimination positive, entre ses personnages, qu'ils aient du poil au menton ou qu'ils sortent tout droit de la côte d'Adam. Elle les traite avec autant d'intelligence et d'intransigeance, sans jamais faire appel au genre pour expliquer les motivations ou les actions des unes et des autres.

 

Et si le spectateur autant que la spectatrice pariaient sur une amourette entre Maya (Jessica Chastain) et Dan (Jason Clarke) avant la capture d'OBL, ATTENTION MINI SPOIL DANS LA PHRASE QUI SUIT la réalisatrice choisit de ne pas satisfaire notre vil instinct pour s'en tenir à des relations professionnelles en toute parité.

 

Nous l'en remercierons jamais assez.

 

 

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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 14:26

Dans une seule d'attente, les jambes croisées avec un numéro de Grazia dans les mains, spécial maillot de bain, de l'été dernier, je patiente en évitant méticuleusement le regard du plus offrant, quand la secrétaire rompt la loi du silence et lance à mon égard :

 

"J'adore vos chaussures, je les trouve très chouettes".

 

Avant même que je réagisse, que je puisse la remercier du compliment et le lui retourner comme il est d'usage dans la communauté féminine, elle enchaîne :

 

"Non, c'est vrai, on dit toujours quand ça ne va pas ; disons aussi quand ça va. Vous n'êtes pas d'accord ?"

 

"Oh si..." répondis-je, sans savoir comment enchaîner et préférant me plonger dans les pages débat du magazine "pour ou contre le pyjama de ville".

 

Sur le fond, je n'avais rien à redire. Au contraire, j'adhérais totalement à cet élan de bonne humeur communicative, si rare qu'il finissait par mettre mal à l'aise, alors qu'il devrait être la règle.

 

Néanmoins, en y réfléchissant, n'aurais-je pas préféré que mes souliers à glands (no comment) demeurent dans l'anonymat plutôt qu'ils soient révélés au grand jour par Jocelyne, copie parfaite de Tootsie (alias Dustin Hoffman), et habillée avec la même garde-robe amidonnée ?

 

OK, j'avoue, je l'ai cherché.

 

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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 18:27

Un après-midi au musée d'Orsay.

"Tout est à revoir". Et il ne faut pas tarder, l’exposition « L'impressionnisme et la mode » touche à sa fin.
On se bouscule à l’entrée comme un premier jour de soldes dans les Grands Magasins. Pas de pitié de la part des jeunes retraitées parisiennes, tirées à quatre épingles, emmitouflées  dans leur vison, face à la cohorte de touristes qui s'est donnée le mot pour visiter un monument de la capitale de la mode, à quelques jours du début des réjouissances de la Fashion Week.

Au programme, sans surprise, de jolies robes d'époque et des tableaux assortis. 

Pour présenter l'affaire, trop peu de bonnes idées de scénographie (muséographie) à retenir ; Imaginez le gratin de l’époque dont les fantômes sont rassemblés ici pour l’occasion, admirant grandeur nature Madame Louis Joachim Godibert en peinture. Assis sur des chaises en velours rouge dans un intérieur feutré, se battent-ils pour être vus au premier rang ? Autant de socialites et de it-girls vintage qui n’envieraient rien à Garance, Anna et les copines d'aujourd'hui.

On s'amuse du son des oiseaux, de la pelouse en synthétique et des bancs pour rêvasser dans la dernière salle mais à la sortie, on reste sur sa faim.

Si les toiles des grands maîtres sont au rendez-vous et les robes et accessoires de belle facture, on s'interroge néanmoins sur la dimension sociologique de cette expérience et le prisme choisi pour organiser la promenade.

En file indienne pas toujours très disciplinée, confiné dans des espaces victimes de leur succès, le public ne sait que faire de l'étalage des catalogues de l’époque, de la présentation de quelques tenues conservées et de l'accrochage des tableaux magistraux.

Pour parer au manque de sens, quelques citations au mur du genre "La mode est la recherche toujours vaine, souvent ridicule, parfois dangereuse, d'une beauté supérieure idéale." (Maxime du Camp).

Karl Lagerfeld aurait été plus piquant.

On déambule dans un dédale d'oeuvres imposantes, incontournables qui font l'histoire de l'art mais exposées sans vision critique dans ce cadre. 

En effet, jamais n'est questionné clairement le rôle joué par l'habit en société, jamais n'est soulevée la question de la représentation (ou plutôt l'absence) d'autres classes que celles de la bourgeoisie et de l'aristocratie. Doit-on en déduire que ces hommes et ces femmes vivaient nus ou qu'ils n'intéressaient pas les peintres du sérail ? Jamais encore, on s'interpelle sur la silhouette de ces dames dont la taille était si marquée, si serrée, qu'on se demande comment elles faisaient pour ne pas suffoquer. Pourquoi le corps des femmes reste-t-il, en pleine révolution industrielle, cerclé, engoncé, modelé à l'aide d'accessoires qu'aujourd'hui on qualifierait d'instruments de torture ? Est-ce là, une marque de la domination masculine qui s'exprime dans la maîtrise des codes de la séduction ? Cette mode a t-elle un rapport avec la perte de panache du vestiaire masculin, qui préfère alors miser sur la sobriété ? D'ailleurs, la mode était-elle, dans la deuxième moitié du XIXe siècle, la même pour toutes ? Existait-il des tendances variées, des styles concurrents affichés par les early adopters d'alors ? Et qui dictait les évolutions, les nouveautés pour la nouvelle saison ? Quid des Vogue, Vanity Fair et autre Officiel ?

Au sortir de ce défilé de peintres, doit-on en conclure que la mode n'est qu'une imagerie fantasmée constituée de quelques vêtements d'apparat empruntés pour le cliché, comme beaucoup de papier glacé nous le vend aujourd'hui encore, et ce à des fins purement mercantiles ?

Aucun indice pour le dire.

Si les impressionnistes ont su saisir leur quotidien, leur monde environnant et nous rapporter un témoignage unique, une photographie fidèle et en couleurs de ce qu'était la mode à l'époque, ils n'ont pas manqué, à mon sens, et avec un oeil aiguisé de nous rappeler aussi, combien cette mode était et reste un jeu social avec des règles toujours à réinventer.

Qui mieux que James Tissot pour le prouver, lui qui avait constitué une garde-robe féminine dans laquelle ses modèles venaient piocher et révéler (autant que cacher) ainsi une part de leur personnalité, en portant différemment les mêmes toilettes, à l'instar d'un costume de théâtre.

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James Tissot, Portrait, 1876

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James Tissot, The Gallery of HMS Calcutta (Portsmouth), 1876

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James Tissot, Seaside, 1878

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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 23:19

Un plan ?

Ouais, j'en ai des milliers.

Pour le moment, y a rien de concret.

Mais ça ne saurait tarder...

 

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 16:20

Face aux nominations pour les Victoires de la Musique qui s'annoncent une fois encore incroyablement mortifères (Camille, Marc Lavoine, Sexion d'assaut pour la chanson de l'année 2013 ? Je préfère de loin une soirée dans la forêt ou avec Aline à boire et à danser) ;

 

Couronnée par pitié

"C'est toi qui seras ma reine comme tu n'as jamais eu la fève !"

"Oui, mais moi je connais le nom des rois-mages"

"Facile, Gaspar, Melchior et ...,j'en ai encore parlé samedi... ;

 

Et pompon dans la frangipane,

encerclée à la sortie du métro Iéna par des milliers de familles serre-tête en velours et duffle-coat bleu-marine là pour défiler proprement mais dégeulassement en cette Saint Yvette (qui n'avait rien demandé) alors que c'est tout ce que je voulais éviter en me rendant au Palais de Tokyo voir Fabrice Hyber,

 

ce début d'année aurait pu engloutir ses promesses et me faire sombrer en pyjama-chaussettes devant D8, n'ayant plus que le rire de Cyril Hanouna et les rediffusions de La Nouvelle Star pour croire encore au changement, maintenant.

 

C'était sans compter Guy-Ernest et ses dérives.

 

Rien ne sera jamais plus comme avant, puisque je sais désormais de quoi je me revendique, ce qui m'inspire, ce que j'ai à expérimenter et ce que je dois dépasser :

 

LE SITUATIONNISME.

 

Je débute et je ne vous dis pas que c'est évident, mais c'est très excitant.

Autant que de dénicher le pantalon noir cigarette de ses rêves à -50%.

Je crains que Debord n'accepte la comparaison, de surcroît contresens total, mais comment voudrait-il que nous repassionnions le quotidien, en petite culotte ?

 

J'ai encore du travail.

 

 

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...

Balthazar ! 

Quel nom quand même.

 

Riri, Fifi et Loulou, au moins on retient.

 

 

 

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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 20:07

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Non, non, non...

Tout est classé.

Tu veux un truc, je te le trouve les yeux fermés.

Si, si. Dis-moi.

Tu veux quoi ?

Allez, vas-y. Tu veux quoi ?

 

....

 

T'es pas drôle.

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3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 18:24

...pour remettre les compteurs à zéro.

 

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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 11:41

A l'approche des fêtes que nous redoutons toutes et tous pour des raisons personnelles mais valables, la question cruciale est la suivante :

"comment vivre en harmonie plus de 48 heures en famille, quasiment à huis clos, dans des conditions atmosphériques et gastriques extrêmes ?"

 

Je ne dis pas que j'ai la solution, mais éventuellement, un moyen, mieux qu'un spasfon, qui pourrait contenir les envies de s'étriper au moins jusqu'à la messe de Minuit.

 

C'est bête et méchant, pas sorcier, mais sur le moment, après que la dinde a cramé, la bûche décongelée et les cadeaux remballés car à échanger, je suis certaine que ça pourrait bien nous sauver la vie et la famille aussi.

 

En tout et pour tout, nous avons besoin à notre disposition, d'un lecteur DVD, un écran même pas LCD et un canapé.

Et le plus important, deux films fédérateurs qui feront l'unanimité auprès des poussins comme des silver surfers : 

 

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E.T de Steven Spielberg 

 

téléchargement 

et Les 400 coups de François Truffaut.

 

OK, rien de révolutionnaire 2.0, encore moins une nouveauté, tout le monde les ayant déjà vu et plusieurs fois en plus, même Grand-Père qui a fait la guerre, mais je vous assure, tout le bien que cela procure, surtout à cette période de l'année. Pas de 3D à vous arracher la rétine, ni d'explosion toutes les 30 secondes qui déclenchent des conflits de générations. Encore moins d'intrigues grotesques et idiotes, nourrissant nos bas instincts à avaler.

A la place, des enfantillages à vous couper le souffle, de l'espièglerie et de l'intelligence dans tous les plans, qu'ils soient en couleurs ou en noir et blanc.

Pas un pur hasard que d'avoir fait le choix de ce combo quand on sait toute l'admiration que l'américain portait au frenchy qu'il a fait tourner dans sa "Rencontre du Troisième Type".

 

Les enfants sont formidables.

 

 

 

 

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  • : Vodka Lemoni
  • : Pas de justification. Pas de démonstration. Que des tripes avec du style et quelque élégance. Eviter de tomber dans le piège de l'egotrip "Miroir mon beau miroir". Sortir de l'éternelle fatalité "Vous êtes de ceux qui mettent leur orgueil dans ce qu'ils ne font pas" hein Simone. Et pour rendre à Patrick ce qui est à Patrick : "Il vaut mieux vivre avec des remords qu'avec des regrets" So, que la fête commence !
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