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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 21:34

En mouvement.

Assis dos au public. Ca promet.

Mise en exergue d'un nombrilisme englobant.

S'écouter. S'observer.

Jusqu'à imploser.

Jusqu'à n'en plus pouvoir de contenir en soi règles de politesse et bienséance.

La transgression classique aujourd'hui facile est ici jouée dès l'entrée. Le problème est réglé.

Les corps, pour l'accueil, sont dénudés, organes reproducteurs présentés au spectateur comme si de rien n'était.

Et rien ne vient.

C'est bien.

 

Entre soi.

Pour soi.

Sans fin, ni loi.

Surréaliste ?

Rien de cela.

Pas de sublimation au balcon.

La représentation à taille réelle, en même temps, à l'échelle de nos vies, du vide culturel et artistique ambiant où tout est à niveau. Bas, ça va de soi.

De la tolérance à l'attraction de la terre, il n'y a qu'un pas.

Serait-ce là, le génie de ces Chiens de Navarre ?

 

Rapporter tels des photoreporters, un tableau humain d'une situation sinistrée de la création contemporaine et plus encore du projet collectif voué à la vacuité, à la vanité de chacun ?

 

Il en va de la survie de notre volonté à vouloir tout envoyer valser.

Et pourquoi pas nous les premiers ?

 

 

Nous avons les machines, Les Chiens de Navarre, février 2012, Centre Pompidou, Paris.

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  • : Vodka Lemoni
  • : Pas de justification. Pas de démonstration. Que des tripes avec du style et quelque élégance. Eviter de tomber dans le piège de l'egotrip "Miroir mon beau miroir". Sortir de l'éternelle fatalité "Vous êtes de ceux qui mettent leur orgueil dans ce qu'ils ne font pas" hein Simone. Et pour rendre à Patrick ce qui est à Patrick : "Il vaut mieux vivre avec des remords qu'avec des regrets" So, que la fête commence !
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