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6 mars 2015 5 06 /03 /mars /2015 15:05

ça ne vous rappelle rien ?

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Un autre indice

Site internet de La Redoute

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Comme si la Journée Mondiale des Femmes (le 8 mars prochain) était devenue la nouvelle Saint-Valentin… 14/02 ou 08/03 même combat ? Certainement du point de vue commercial des marques pour qui c'est une nouvelle occasion d'appeler à dépenser plus pour penser moins et ainsi ne pas traiter des vraies questions (plafond de verre, violence, contraception, pour n'en citer que quelques-unes).

Et si pour commencer, en cette journée, les rasoirs pour filles et autres produits de beauté étaient vendus au même prix que ceux destinés aux hommes ?

C'est juste une idée.

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Cha - dans Journée des Femmes
2 mars 2015 1 02 /03 /mars /2015 16:35

Au premier jour de la Fashion Week de Paris qui ne manquera pas, j'en suis certaine de nous présenter des modèles de femmes toujours plus indépendantes et conquérantes mais aussi amoureuses et joueuses (la mode est un éternel recommencement) - et maigres et prépubères - et à quelques heures de l'indépassable 8 mars qui met en lumière annuellement combien le genre structure encore (trop) nos sociétés à l'avantage des uns, je vous propose deux expositions en un Jeu de Paume, qui fait la part belle à deux photographes : Florence Henri et Taryn Simon.

Leur travail respectif à quatre-vingt ans d'intervalle pose la question de la photographie comme construction du réel, rebattant les cartes de la vérité version papier glacé.

Au-delà de leur pratique inspirante de l'image, ce qui est à souligner ici, c'est la non revendication d'être une femme en tant que tel ou comme point d'entrée et grille de lecture de leur expression pour ces artistes aux patronymes masculins. Si Nikki de Saint Phalle faisait de son identité un sujet central quasi indépassable de son oeuvre, Florence Henri et Taryn Simon ne font pas cas de ce détail. Elles sont des photographes sans sexe. Aussi, elles proposent un point de vue qui dépasse la condition à partir de laquelle beaucoup expliquerait, interpréterait leur travail. Elles prouvent ainsi - et sans même le vouloir certainement - qu'on peut naître femme et/ou le devenir mais que ce trait (de caractère) peut ne pas être une dimension structurante, impliquante de leur oeuvre. Réjouissant.

Pourquoi alors en sortant enchantée du Jardin des Tuileries, moi auto-proclamée féministe, cherchant des exemples de cette libéralisation dans les moindres détails, je les ramène à leur condition de femme. Pourquoi la première chose que je note à leur propos, c'est qu'elles font partie - malgré elles - de ce que l'on considère encore une minorité ? A l'inverse, m'arrive-t-il de souligner que les protagonistes sont des hommes en visitant la rétrospective de Pierre Huygue au Centre Pompidou, en regardant le dernier Christopher Nolan, en écoutant Nicolas Jaar.

Non.

Pourquoi donc ce besoin de réduire les femmes qui me transportent, à leur sexe quand je reprends celles et ceux qui se permettent des remarques de genre ? Quand arriverai-je à m'émanciper véritablement de ce schéma ? Est-ce par besoin d'identification, de me dire que c'est possible en tant que alors que je ne souffre pas de cette (discrimination) distinction ?

Les oeuvres respectives de ces deux photographes n'ont pas plus ou moins de valeurs parce que leurs auteures font pipi assises. Leur force tient aussi dans cette capacité à ne pas "jouer" de cette dimension et d'être sur un plan parfaitement paritaire, sans en faire cas et de se consacrer, se concentrer sur leur pratique pour proposer une nouvelle vision, du moins une interprétation du monde libéré de cette opposition stérile.

Et rien que pour ça, chapeau bas.

N'attendez pas, courrez-y en talons aiguille ou ballerines, c'est un immanquable et c'est jusqu'au 17 mai.

Florence Henri - portrait

Florence Henri - portrait

Taryn Simon - pistols

Taryn Simon - pistols

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26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 16:16

ID

"Les rapports que nous devons entretenir avec nous-même ne sont pas des rapports d'identité. Ils doivent être plutôt des rapports de différenciation, de création, d'innovation. C'est très fastidieux d'être toujours le même."

Michel Foucault

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Cha - dans michel foucault
2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 11:30

De Gaudi à Dubuffet, en passant par Miro, Botero, Frida Kahlo, Dali ou encore Louise Bourgeois, pour ne citer que les plus évidents, Niki de Saint Phalle offre une expérience riche de l'art décomplexé et libéré. Elle propose une interprétation impertinente de notre monde avec une extrême actualité et non sans une pointe de sensualité. Loin d'emprunter les chemins tracés par les hommes (et pour les hommes ?), elle affirme une indépendance créatrice et revendique une féminité toute puissante et jouissive sans rien cacher des combats à mener pour l'égalité.

Elle s'approprie tous les territoires sans question de sexe. Elle donne une lecture singulière et exigeante de ce qui est perçu encore aujourd'hui comme de l'ordre de l'accessoire et de l'ornement alors qu'il s'agit de sortir du rang et d'annihiler les carcans, parfois sans mot dire.

A la lumière de son oeuvre, les bijoux de Delfina Delettrez ne sont plus de simples parures et des caprices d'enfant gâté mais des manifestes d'un nouveau genre à porter.

Collier de Niki de Saint Phalle

Collier de Niki de Saint Phalle

Bague de Delfina Delettrez

Bague de Delfina Delettrez

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27 novembre 2014 4 27 /11 /novembre /2014 15:54

En 2 briques :

- Pont-levis

- Ascenseur

...

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Cha - dans pyramide jeu-concours
17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 13:53

Lui : "Perrotin c'est chiant avec une poussette."

Elle : "Ouais, c'est vrai, je n'y avais pas pensé. On peut essayer Beaubourg alors ?"

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8 septembre 2014 1 08 /09 /septembre /2014 11:02

"L’homme est un infirme. Je veux dire qu’il est limité par des dimensions qui le finissent et l’empêchent de comprendre l’infini où les dimensions n’existent pas.

C’est, plus que par la science, par la honte que lui inflige cette infirmité et la hantise d’en sortir, qu’il arrive à concevoir l’inconcevable. Du moins, à admettre que le mécanisme, où il occupe une place modeste, n’a pas été machiné à son usage.

Il commence même à reconnaître que l’éternité ne saurait avoir été ni devenir, qu’elle est fixe en quelque sorte, qu’elle est, qu’elle se contente d’être, que les minutes valent des siècles et les siècles des minutes et qu’il n’y a ni minutes ni siècles, mais une immobilité vibrante, grouillante, terrifiante, contre laquelle son orgueil se cabre, au point qu’il en était arrivé à croire que son habitacle était le seul et qu’il en était le roi."

Jean Cocteau, Journal d'un inconnu

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13 août 2014 3 13 /08 /août /2014 11:51
Ruines de la Grèce Moderne

Ruines de la Grèce Moderne

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Cha - dans Grèce nature ruines Kea
17 juillet 2014 4 17 /07 /juillet /2014 16:23

Fermer les fenêtres. Tirer les rideaux.

Rester à l'abri, à la fraîche, loin des rumeurs de la ville, de l'excitation des départs en vacances, de la revue de presse des défilés, d'une actualité tiède à nous ramollir et d'une course effrénée à un teint hâlé signe extérieur de vanité.
Oublier l'heure qu'il est et les impératifs d'une journée qu'on laisse filer sans contrainte de rentabilité et dernières affaires à solder.

Demain rien n'aura changé.

Faire le vide… Et profiter de l'heure du thé pour faire péter les synthés, seule ou accompagnée.

Tapage diurne pour convoquer au banquet sans mascarade grotesque ni mascara coulant, les absents sur la piste de danse.

Espérer la visite de ceux qui nous ont quittés, spectres malgré eux, hantant nos existences par des chants de silence. Ceux pour qui on ne cesse d'imaginer une suite sans fin. Se projeter dans une prochaine fête entre amis pour balancer la sauce et goûter à l'ivresse des corps envoutés par des rythmes endiablés et même un tube de l'été remixé.

Choisir, sans se le dire, de continuer à fêter les vivants, d'accepter que tout ne soit ni rose ni parfait, de vivre cette réalité avec ses petites contrariétés, ses maladresses, de se faire bousculer, d'être parfois à contre-rythme ou de se faire marcher sur les pieds, sans rien laisser s'échapper et créer toujours et encore des moments de félicité, sur une playlist sur-mesure à partager.

Alors on danse

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8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 19:11

Tous les deux face à leur écran respectif, en pleine séance de télétravail.

Elle : "P'tain Twitter, c'est l'ère du vide..."

Lui : "Tu veux dire le désert du réel…"

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Présentation

  • : Vodka Lemoni
  • : Pas de justification. Pas de démonstration. Que des tripes avec du style et quelque élégance. Eviter de tomber dans le piège de l'egotrip "Miroir mon beau miroir". Sortir de l'éternelle fatalité "Vous êtes de ceux qui mettent leur orgueil dans ce qu'ils ne font pas" hein Simone. Et pour rendre à Patrick ce qui est à Patrick : "Il vaut mieux vivre avec des remords qu'avec des regrets" So, que la fête commence !
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