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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 12:42

Un fantasme, un spectre, une projection.
Ses gestes sont posés. Sa peau est lisse.
Rien ne dépasse, ne transpire, ne bave.
Tout est sur mesure.

Claire Underwood est cette femme intouchable, inaccessible, irréelle.
La perfection au féminin.
Sa garde-robe nous fait pâlir autant que sa silhouette nous envoûte.

Même dans ses moments de doute, elle ne marque pas une ride et reste droite comme un I.

Après avoir dévoré les premiers épisodes de la saison 3 de House of Cards, on se rassure en pensant que cette héroïne glaciale ne peut être qu'un robot programmé pour gagner, ne montrant jamais une once d'humanité, de faiblesse comme le commun des mortels.

Nous nous serions fait à l'idée, qu'entre elle et nous existe un fossé que nous ne pourrions jamais traverser. Jusqu'au jour où, au climax de négociations internationales, elle s'octroie un passage aux toilettes pour dames, comme vous et moi.

L'histoire aurait pu s'arrêter là.

Nous aurions compris que derrière le monstre, se cache en réalité un être humain ayant besoin de souffler et de se "rafraîchir", au même titre que Hannah, Sosh ou encore Jenna. Nous aurions alors repris espoir qu'un jour, à grand renfort de newsletters de Gwyneth Paltrow et une force d'auto-persuasion aussi convaincante que celle des Filles d'aujourd'hui, on se hisse à la cheville de Claire dans la catégorie "Quelle jupe appropriée pour une réunion au sommet".

Mieux que ça. Les scénaristes nous ont offert un moment de grâce que nous n'aurions pu imaginer même dans nos rêves les plus fous. Car loin de jouer l'ellipse et de retrouver la First Lady* les mains propres à nouveau à discuter des gros dossiers, nous passons la porte des toilettes, assistant à un tuto make-up gratuit pour les filles, l'air de rien, mais qui veut dire beaucoup et de façon explicite que oui même Claire Underwood a besoin de quelques artifices pour prétendre à une beauté naturelle.

On ne dévoilera pas la fin de la séquence qui est du petit lait (sans mauvais jeu de mots) mais nous sommes définitivement rassurés sur le fait que demander la direction du petit coin, plutôt que de trépigner sur notre chaise, n'est plus vu comme une entorse à la bienséance.

Au contraire, cela pourra être considéré comme une marque d'élégance voire même une action stratégique à la manière de Mme Underwood pour arriver à ses fins.

A une seule différence, la porte fermée.

*Sorry pour le spoiler pour ceux qui n'auraient pas vu la saison 2.

Dame pipi

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24 mars 2015 2 24 /03 /mars /2015 15:15

Make up pour repousser les frontières du réel.

Rien pour cacher, plutôt pour révéler l'art de porter le masque à même la peau.

Collection Beth Dito pour MAC. 2012

Collection Beth Dito pour MAC. 2012

Jacquemus Fall 2015

Jacquemus Fall 2015

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6 mars 2015 5 06 /03 /mars /2015 15:05

ça ne vous rappelle rien ?

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Un autre indice

Site internet de La Redoute

Site internet de La Redoute

Comme si la Journée Mondiale des Femmes (le 8 mars prochain) était devenue la nouvelle Saint-Valentin… 14/02 ou 08/03 même combat ? Certainement du point de vue commercial des marques pour qui c'est une nouvelle occasion d'appeler à dépenser plus pour penser moins et ainsi ne pas traiter des vraies questions (plafond de verre, violence, contraception, pour n'en citer que quelques-unes).

Et si pour commencer, en cette journée, les rasoirs pour filles et autres produits de beauté étaient vendus au même prix que ceux destinés aux hommes ?

C'est juste une idée.

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Cha - dans Journée des Femmes
2 mars 2015 1 02 /03 /mars /2015 16:35

Au premier jour de la Fashion Week de Paris qui ne manquera pas, j'en suis certaine de nous présenter des modèles de femmes toujours plus indépendantes et conquérantes mais aussi amoureuses et joueuses (la mode est un éternel recommencement) - et maigres et prépubères - et à quelques heures de l'indépassable 8 mars qui met en lumière annuellement combien le genre structure encore (trop) nos sociétés à l'avantage des uns, je vous propose deux expositions en un Jeu de Paume, qui fait la part belle à deux photographes : Florence Henri et Taryn Simon.

Leur travail respectif à quatre-vingt ans d'intervalle pose la question de la photographie comme construction du réel, rebattant les cartes de la vérité version papier glacé.

Au-delà de leur pratique inspirante de l'image, ce qui est à souligner ici, c'est la non revendication d'être une femme en tant que tel ou comme point d'entrée et grille de lecture de leur expression pour ces artistes aux patronymes masculins. Si Nikki de Saint Phalle faisait de son identité un sujet central quasi indépassable de son oeuvre, Florence Henri et Taryn Simon ne font pas cas de ce détail. Elles sont des photographes sans sexe. Aussi, elles proposent un point de vue qui dépasse la condition à partir de laquelle beaucoup expliquerait, interpréterait leur travail. Elles prouvent ainsi - et sans même le vouloir certainement - qu'on peut naître femme et/ou le devenir mais que ce trait (de caractère) peut ne pas être une dimension structurante, impliquante de leur oeuvre. Réjouissant.

Pourquoi alors en sortant enchantée du Jardin des Tuileries, moi auto-proclamée féministe, cherchant des exemples de cette libéralisation dans les moindres détails, je les ramène à leur condition de femme. Pourquoi la première chose que je note à leur propos, c'est qu'elles font partie - malgré elles - de ce que l'on considère encore une minorité ? A l'inverse, m'arrive-t-il de souligner que les protagonistes sont des hommes en visitant la rétrospective de Pierre Huygue au Centre Pompidou, en regardant le dernier Christopher Nolan, en écoutant Nicolas Jaar.

Non.

Pourquoi donc ce besoin de réduire les femmes qui me transportent, à leur sexe quand je reprends celles et ceux qui se permettent des remarques de genre ? Quand arriverai-je à m'émanciper véritablement de ce schéma ? Est-ce par besoin d'identification, de me dire que c'est possible en tant que alors que je ne souffre pas de cette (discrimination) distinction ?

Les oeuvres respectives de ces deux photographes n'ont pas plus ou moins de valeurs parce que leurs auteures font pipi assises. Leur force tient aussi dans cette capacité à ne pas "jouer" de cette dimension et d'être sur un plan parfaitement paritaire, sans en faire cas et de se consacrer, se concentrer sur leur pratique pour proposer une nouvelle vision, du moins une interprétation du monde libéré de cette opposition stérile.

Et rien que pour ça, chapeau bas.

N'attendez pas, courrez-y en talons aiguille ou ballerines, c'est un immanquable et c'est jusqu'au 17 mai.

Florence Henri - portrait

Florence Henri - portrait

Taryn Simon - pistols

Taryn Simon - pistols

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26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 16:16

ID

"Les rapports que nous devons entretenir avec nous-même ne sont pas des rapports d'identité. Ils doivent être plutôt des rapports de différenciation, de création, d'innovation. C'est très fastidieux d'être toujours le même."

Michel Foucault

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Cha - dans michel foucault
2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 11:30

De Gaudi à Dubuffet, en passant par Miro, Botero, Frida Kahlo, Dali ou encore Louise Bourgeois, pour ne citer que les plus évidents, Niki de Saint Phalle offre une expérience riche de l'art décomplexé et libéré. Elle propose une interprétation impertinente de notre monde avec une extrême actualité et non sans une pointe de sensualité. Loin d'emprunter les chemins tracés par les hommes (et pour les hommes ?), elle affirme une indépendance créatrice et revendique une féminité toute puissante et jouissive sans rien cacher des combats à mener pour l'égalité.

Elle s'approprie tous les territoires sans question de sexe. Elle donne une lecture singulière et exigeante de ce qui est perçu encore aujourd'hui comme de l'ordre de l'accessoire et de l'ornement alors qu'il s'agit de sortir du rang et d'annihiler les carcans, parfois sans mot dire.

A la lumière de son oeuvre, les bijoux de Delfina Delettrez ne sont plus de simples parures et des caprices d'enfant gâté mais des manifestes d'un nouveau genre à porter.

Collier de Niki de Saint Phalle

Collier de Niki de Saint Phalle

Bague de Delfina Delettrez

Bague de Delfina Delettrez

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27 novembre 2014 4 27 /11 /novembre /2014 15:54

En 2 briques :

- Pont-levis

- Ascenseur

...

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Cha - dans pyramide jeu-concours
17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 13:53

Lui : "Perrotin c'est chiant avec une poussette."

Elle : "Ouais, c'est vrai, je n'y avais pas pensé. On peut essayer Beaubourg alors ?"

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8 septembre 2014 1 08 /09 /septembre /2014 11:02

"L’homme est un infirme. Je veux dire qu’il est limité par des dimensions qui le finissent et l’empêchent de comprendre l’infini où les dimensions n’existent pas.

C’est, plus que par la science, par la honte que lui inflige cette infirmité et la hantise d’en sortir, qu’il arrive à concevoir l’inconcevable. Du moins, à admettre que le mécanisme, où il occupe une place modeste, n’a pas été machiné à son usage.

Il commence même à reconnaître que l’éternité ne saurait avoir été ni devenir, qu’elle est fixe en quelque sorte, qu’elle est, qu’elle se contente d’être, que les minutes valent des siècles et les siècles des minutes et qu’il n’y a ni minutes ni siècles, mais une immobilité vibrante, grouillante, terrifiante, contre laquelle son orgueil se cabre, au point qu’il en était arrivé à croire que son habitacle était le seul et qu’il en était le roi."

Jean Cocteau, Journal d'un inconnu

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13 août 2014 3 13 /08 /août /2014 11:51
Ruines de la Grèce Moderne

Ruines de la Grèce Moderne

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Cha - dans Grèce nature ruines Kea

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  • : Vodka Lemoni
  • : Pas de justification. Pas de démonstration. Que des tripes avec du style et quelque élégance. Eviter de tomber dans le piège de l'egotrip "Miroir mon beau miroir". Sortir de l'éternelle fatalité "Vous êtes de ceux qui mettent leur orgueil dans ce qu'ils ne font pas" hein Simone. Et pour rendre à Patrick ce qui est à Patrick : "Il vaut mieux vivre avec des remords qu'avec des regrets" So, que la fête commence !
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