17 juillet 2014 4 17 /07 /juillet /2014 16:23

Fermer les fenêtres. Tirer les rideaux.

Rester à l'abri, à la fraîche, loin des rumeurs de la ville, de l'excitation des départs en vacances, de la revue de presse des défilés, d'une actualité tiède à nous ramollir et d'une course effrénée à un teint hâlé signe extérieur de vanité.
Oublier l'heure qu'il est et les impératifs d'une journée qu'on laisse filer sans contrainte de rentabilité et dernières affaires à solder.

Demain rien n'aura changé.

Faire le vide… Et profiter de l'heure du thé pour faire péter les synthés, seule ou accompagnée.

Tapage diurne pour convoquer au banquet sans mascarade grotesque ni mascara coulant, les absents sur la piste de danse.

Espérer la visite de ceux qui nous ont quittés, spectres malgré eux, hantant nos existences par des chants de silence. Ceux pour qui on ne cesse d'imaginer une suite sans fin. Se projeter dans une prochaine fête entre amis pour balancer la sauce et goûter à l'ivresse des corps envoutés par des rythmes endiablés et même un tube de l'été remixé.

Choisir, sans se le dire, de continuer à fêter les vivants, d'accepter que tout ne soit ni rose ni parfait, de vivre cette réalité avec ses petites contrariétés, ses maladresses, de se faire bousculer, d'être parfois à contre-rythme ou de se faire marcher sur les pieds, sans rien laisser s'échapper et créer toujours et encore des moments de félicité, sur une playlist sur-mesure à partager.

Alors on danse

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8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 19:11

Tous les deux face à leur écran respectif, en pleine séance de télétravail.

Elle : "P'tain Twitter, c'est l'ère du vide..."

Lui : "Tu veux dire le désert du réel…"

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16 mai 2014 5 16 /05 /mai /2014 10:22

Entre Géraniums au balcon et fête des mères en promotion, Bob nous offre une proposition délicate de la composition florale (à voir au Grand Palais).

En interprète du langage de ces créatures vaniteuses, il ouvre une nouvelle voie à l'art de l'Ikebana, qui occupait tant Scarlett, perdue au pays du Soleil Levant.

Ceci dit, la visite de l'exposition pourrait vous donner d'autres idées de cadeaux à faire à votre maman…
A vous de voir.

Fine fleur
Fine fleur
Robert Mapplethorpe

Robert Mapplethorpe

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30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 09:12

Suggérer plutôt que dévoiler...

Carrément disparaître, se faire oublier.

Le silence pour seule présence.

En filature, choisir une couverture et attendre son heure sans sécher,
prête à dégainer.

Préférer l'ombre fraîche et miser sur une protection contre les UV pour plus de sécurité.

L'épiderme entre de bonnes mains, il n'y a rien à craindre.

La mutation est en marche, non pour devenir reine de beauté (souhait vite évaporé avant même la puberté), mais un savant mélange entre Simone, Hannah et Birgit - sans ordre de préférence.

Et être déterminée à jouer à la rentrée dans la cour des grandes sans se prendre les pieds dans le tapis.

Paris tenu. Rendez-vous pris.

Under cover
Under cover
Photographies de Virginie Rebetez, finaliste du festival international de mode et de photographie de Hyères 2014 - mention spéciale Leica.

Photographies de Virginie Rebetez, finaliste du festival international de mode et de photographie de Hyères 2014 - mention spéciale Leica.

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10 avril 2014 4 10 /04 /avril /2014 11:59

La beauté brute de la fascination et de l'innocence face à l'écriture incarnée par Marguerite Duras.

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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 11:52

En pleine sortie d'hibernation, l'option pyjama en public peut avoir du charme et a même quelques avantages en fin de semaine, car vous voilà déjà prête pour le cocooning du samedi et le brunch entre amis.
Ce qui ne vous dispense pas de vous démaquillez avant de vous coucher.

A vous de choisir dans quelle catégorie vous voulez jouer et comment vous l'accessoirisez : chaussettes en laine ou stilettos ajourés.

Une chose est sûre, tous les goûts sont dans la nature.

C'est juste une question de feeling et d'attitude aussi.

Version imprimé pingouin en coton pour Bridget ou satin par Blue Farrier pour Issa
Version imprimé pingouin en coton pour Bridget ou satin par Blue Farrier pour Issa

Version imprimé pingouin en coton pour Bridget ou satin par Blue Farrier pour Issa

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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 15:38

Corps presque nus dans du Lycra distendu révélant l'intimité des existences sous la lumière blanchâtre de la douche obligatoire avant l'entrée dans le bassin séparé par des lignes d'eau indiquant le niveau à choisir avant de plonger.

Corps se mesurant à la foule flottante environnante avec quelques mouvements de nage libre en guise d'échauffement. Imposer son rythme, braver la houle au passage de torpilles en slip de bain. Contourner les nymphes indiennes et autres brasseurs à bout de souffle.

Faire abstraction des éléments collants et autres contacts fortuits qui en d'autres circonstances, nous feraient appeler le service d'hygiène et les flics.

Au lieu de se laisser couler, se concentrer sur sa respiration, additionner les longueurs et s'imaginer telle Ariel dans un maillot Eres, sur une île déserte.

Espace maillots de bain au Bon Marché
Espace maillots de bain au Bon Marché

Espace maillots de bain au Bon Marché

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Cha - dans Eres Piscine Bon Marché
2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 17:10

En ce week-end ordinaire, coincée à Paris, victime de la mode qui n'en finit pas de nous présenter sous toutes les coutures une femme séductrice, conquérante et libérée (c'est le 8 mars avant l'heure), entre les César dont il n'y a rien à dire (non vraiment), les Oscar qui nous ennuient déjà, on choisit l'option camouflage, histoire de ne pas être repérée et affectée au repassage, corvée ultime faut-il le préciser et qui sonne le glas du repos dominical.

Photographie de Norman Parkinson

Photographie de Norman Parkinson

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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 10:54

De la légèreté.

De la douceur.

De la joie.

De la candeur.

Loin de l'aigreur ambiante, de cette puanteur qui nous étouffe et nous donne des hauts le coeur, on rêve à des jours meilleurs.

C'est Karl, encore lui, perché dans des sphères loin des réalités du commun des mortels qui nous a offert un courant d'air frais, bienvenu dans ce marasme ambiant.

A écouter et regarder l'actualité, à lire les journaux, on voudrait prendre nos jambes à notre cou et fuir à tout prix, pour éviter une dépression collective qui pourrait bien se finir en eau de boudin. Bref, entre les frasques d'un président normal qui fait sien le thème de la rupture, les colères nauséabondes de fous furieux et les rumeurs les plus folles propagées par SMS nous ramenant aux heures sombres du Moyen Age, l'attitude désinvolte des mannequins Chanel lors du défilé Haute Couture printemps/été 2014, sautillant, virevoltant, bien dans leurs baskets, dévalant les escaliers libérées de la peur de la chute au rythme du dernier opus joué en live de/par un Sébastien Tellier lunaire, nous a rappelé qu'une révolution était en marche.

J'ose penser qu'il ne s'agit pas d'une mode, mais bel et bien un mouvement, qui une fois n'est pas coutume, serait impulsé par un monde ô combien régi par des diktats dépassant souvent l'entendement. Pourtant, et même si je mélange les torchons et les serviettes, le salut ne pourrait-il pas venir de cette image rafraichissante d'un podium avec des filles vivantes, loin de ce qui ressemble généralement de près ou de loin à des humanoïdes, proposant (imposant ?) un modèle de perfection très discutable.

La nature n'avance t-elle pas en faisant des bonds ?

Et si pour déjouer les embûches de ce début d'année tout gris, pour avancer, conquérir notre salut, la solution ne serait-elle pas de chausser une paire de baskets confortables ?

Nul besoin qu'elles aient été achetées au Bon Marché pour partir du bon pied et faire naître l'amour autour de nous.

Bien dans tes baskets
Bien dans tes baskets

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27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 11:35

Alors que la Fashion Week parisienne s'est achevée après avoir lever le voile (de mariée) sur le dernier tabou de la Haute Couture, à savoir la basket en star des catwalks, se révélant comme une tendance lourde puisque mise en lumière par Karl pour Chanel et Raf chez Dior, remisant au placard les stillettos et autres instruments de torture, de l'autre côté de la planète, au pays de Natalie Imbruglia, ce sont les méduses nouvelle génération qui ont la côte.

Si on croise quelques spécimen tout droit sortis de nos souvenirs des vacances à La Baule, en plastique bleu ou rose, au choix, on a noté une nouvelle variante dont on ne sait toujours pas, si on oserait les adopter dans nos contrées européennes, à notre âge, désormais avancé - qu'on se le dise, on n'a plus 20 ans.

Une chose est certaine, pour celles et ceux qui voudraient tenter l'aventure et un retour dans le futur, le port de la chaussette reste prohibé avec ce type de soulier, que l'on ait la gambette gracile ou que l'on soit sensible à la clim.

Lilly, le retour de la méduse
Lilly, le retour de la méduse
Lilly, le retour de la méduse

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  • : Vodka Lemoni
  • : Pas de justification. Pas de démonstration. Que des tripes avec du style et quelque élégance. Eviter de tomber dans le piège de l'egotrip "Miroir mon beau miroir". Sortir de l'éternelle fatalité "Vous êtes de ceux qui mettent leur orgueil dans ce qu'ils ne font pas" hein Simone. Et pour rendre à Patrick ce qui est à Patrick : "Il vaut mieux vivre avec des remords qu'avec des regrets" So, que la fête commence !
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